Adultère
Tout le monde n’a pas le don de double vie.
Un espace pour ce qui nourrit l’écriture : définitions personnelles, mots-valises, questions sans réponse, lectures, écoutes et autres formes brèves.
Ce carnet n’a pas vocation à être achevé. Il s’enrichira au fil du temps de textes et de formes qui n’ont peut-être pas encore trouvé leur nom.
Des mots communs, accompagnés de définitions parfaitement personnelles, donc forcément discutables.
Tout le monde n’a pas le don de double vie.
Grossièreté pléonastique bilingue (anglo-français d’origine grecque).
Depuis mon adolescence, ce mot me brûle les lèvres. Trop de sens.
Pas d’Histoire drôle.
Mon rêve !
Sa forme contemporaine : les discours politiques. Mais ceux qui les prononcent oublient souvent la morale.
S’il y a plusieurs niveaux, il y a donc les uns (zins) et les zos (autres)…
Élégante mais néanmoins bien curieuse manière d’égarer de petites balles dans les accidents organisés d’un immense terrain verdoyant.
Étude de la forme de nos écrits qui ne révélera jamais le fond de nos pensées.
Erreur d’une nature trop imaginative.
Je ne me sens pas dans mon assiette.
Essentielle note féminine dont il n’est pas besoin de faire l’article.
Fruit aqueux de nos rares émotions.
À bien y regarder, il n’est pas aisé de lire entre les lignes.
Quand je vais trop loin, ça ne mène nulle part.
Malgré mon cholestérol, je ne regrette pas l’Ancien Régime. Mais un peu la Restauration.
Adepte de l’onanisme sportif.
Finir ma carrière au CNRS comme spécialiste du dilettantisme.
Il se susurre que tout naturiste imberbe aime vivre à poil.
Habitude palindromique de mon cerveau angoissé.
Il se dit que sur les chaînes ad-hoc, on peut voir quelques belles émissions.
Le siècle des Lumières ne fut pas celui de l’invention de l’électricité.
À l’oral comme à l’écrit, je sais ne conjuguer que les inconvénients du langage.
Tout ce qui nous tenaille.
Des fautes pleinement volontaires : l’orthographe devient ici un outil de définition.
Ils n’éclairent guère les peuples.
Pervers politique.
Semble ne concerner que la vie sexuelle fantasmée de Wonder Woman et Captain America.
Des mots qui voyagent ensemble, parfois avec un départ en fanfare.
Afficher philosophiquement une moue de mécontentement quant à la sagesse de ce monde.
Personnalité publique bourrée de problèmes qui ne se résolvent évidemment pas grâce à la consommation alcoolique.
Restons méfiants de cet objet pourtant bien adapté aux températures du moment…
Endroit tranquille pour boire frais. (Clandestin de banquise)
Cyclo en panne dans une cave de HLM.
Arracheur de dents qui veut se séparer de ses associés.
Diva qui n’a pas peur de choquer son public adorateur.
Elle t’en veut, mais mièvrement.
On y souffle pour le plaisir.
Indignes comportements de danseuses étoiles.
Quelques interrogations encore en suspens, malgré le passage du temps.
Le crématorium sera-t-il notre dernier foyer ?
Pourquoi les Saint-Saëns n’ont-ils pas prénommé leur fils musicien L’ouïe ?
La nuit serait-elle plutôt l’écrin de nos amours ou l’écran de nos cauchemars ?
L’homme est-il un Milou pour l’homme ?
Si les écrits restent, qu’en est-il des dessins ? (Et où s’envolent-ils ?)
Les photographes surréalistes étaient-ils spécialistes de cadrages exquis ? Ça mériterait une mise au point…
Des œuvres, des voix et des images rencontrées au gré des affinités.