Le roman
"À vendre..." est un roman à double fond, construit comme un objet littéraire biface : une même intrigue criminelle racontée d’abord dans une veine plus sobre, tendue, presque classique, puis reprise en Face B dans une langue plus gouailleuse, nerveuse, proche de l’esprit Dard/Audiard.
Le point de départ : Antoine Parker, professeur de lettres bientôt quinquagénaire, est retrouvé mort dans son appartement d’une marina méditerranéenne, porte fermée, téléphone sonnant sur l’oreiller, volets clos. Tout semble d’abord pouvoir relever de la mort naturelle, voire du suicide, mais les détails résistent : médicaments, serrure, valise à double fond, indices discrets, relations troubles.
Autour de lui gravitent son frère Nicolas, la mère Marie, l’ami Fidélius, le concierge Barazer, l’OPJ Macquart, et surtout Christophe Versailles, figure équivoque, possible amant, possible prédateur, possible meurtrier. Le roman avance ainsi entre enquête, mensonges familiaux, désir, argent, maladie et héritage.
Son originalité tient à son dispositif : “À vendre...” n’est pas seulement un ressort d’intrigue, c’est une poétique. Le livre met en scène la vérité comme une matière instable, réécrite selon la voix qui s’en empare. D’un côté, le récit ; de l’autre, sa contrebande stylistique.
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